JUIN VERT : le mois de sensibilisation du cancer du col de l’utérus

Chaque année, des milliers de femmes apprennent qu’elles ont un cancer du col de l’utérus. Pourtant, près de 100 % de ces cancers sont liés au papillomavirus humain (HPV) et la grande majorité pourraient être évités grâce à la prévention. Ce mois de juin, faisons le point sur le HPV, ses risques, les moyens de s’en protéger et les nouveautés qui vous concernent.

Qu’est-ce que le HPV ?


Les HPV (papillomavirus humains) sont un groupe de virus très courants qui infectent la peau et les muqueuses. Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible — la transmission se fait par contact direct, même sans pénétration ni symptômes visibles.
80 % des personnes sexuellement actives seront infectées à un moment de leur vie, souvent entre 15 et 24 ans. On peut être porteur ou porteuse sans le savoir.
Les HPV concernent tout le monde, peu importe le sexe, l’âge ou l’identité de genre. Bien que la plupart des infections à HPV soient bénignes et disparaissent spontanément, certains types de HPV peuvent évoluer vers un cancer du col de l’utérus, voire d’autres cancers

Comment se protéger ?

La vaccination

Recommandée avant la première relation sexuelle. Gratuite de 9 à 18 ans (filles et garçons). Gardasil® 9 remboursé jusqu’à 30 ans (ou 45 ans pour personnes VIH/greffées).

Un dépistage régulier

Frottis du col recommandé tous les 3 ans dès 25 ans, tous les 5 ans dès 30 ans. Remboursé. Même vaccinée, le dépistage reste indispensable car le vaccin ne couvre pas tous les types de HPV.

Des pratiques protégées

Le préservatif réduit les risques de transmission mais ne protège pas complètement (zones non couvertes).

Pourquoi la vaccination est-elle si importante ?

Le HPV n’est pas seulement responsable du cancer du col de l’utérus. Il est également impliqué dans de nombreux cancers de la gorge, de l’anus, du pénis, de la vulve et du vagin, ainsi que dans les verrues génitales.
La bonne nouvelle ? La vaccination permet de prévenir la majorité de ces maladies avant toute exposition au virus.
Son efficacité est aujourd’hui largement démontrée : dans les pays ayant mis en place une vaccination à grande échelle, comme l’Australie, le Royaume-Uni ou la Suède, les infections à HPV et les lésions précancéreuses ont fortement diminué, avec une réduction pouvant atteindre 80 à 90 % chez les personnes vaccinées. L’Australie est même en voie de devenir l’un des premiers pays au monde à éliminer le cancer du col de l’utérus comme problème de santé publique — grâce à la vaccination.
Le vaccin HPV bénéficie par ailleurs d’un excellent profil de sécurité. Administré à des centaines de millions de personnes dans le monde depuis près de vingt ans, il fait l’objet d’une surveillance continue par les autorités sanitaires internationales.

À partir du 1er juin 2026 : remboursement élargi du vaccin HPV pour les 19–30 ans

Depuis le 1er juin, les conditions de remboursement du vaccin Gardasil® 9 ont été élargies aux 19–30 ans, permettant à davantage de personnes de bénéficier de cette protection essentielle !

Idées reçues

“Je suis déjà sexuellement actif·ve, c’est trop tard.”

Même après une première infection, le vaccin protège contre les autres types de HPV que vous n’avez pas encore rencontrés.

“Je suis un homme, ça ne me concerne pas.”

Les hommes aussi sont touchés par les cancers liés au HPV, et sont vecteurs de transmission. Le vaccin est maintenant recommandé pour tous.

“Si je suis vacciné·e, je n’ai plus besoin de frottis.”

Le vaccin ne couvre pas tous les types de HPV. Le frottis reste indispensable tous les 3 à 5 ans dès 25 ans — et il est remboursé.

“Les effets secondaires sont dangereux.”

Les effets sont le plus souvent bénins : légère douleur au point d’injection, fatigue passagère. Suivi mondial depuis 15 ans — profil de sécurité excellent.


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